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GEORGE STEINER, Invité d’honneur, et VELIBOR COLIC, Grand entretien

 GEORGE STEINER sera cette année l’INVITÉ D’HONNEUR des 8es Rencontres Européennes de Littérature. Il succède ainsi à Jean Bollack, Alberto Manguel, Yves Bonnefoy et Tzvetan Todorov. Deux rencontres auront lieu avec lui. Succédant à Nancy Huston dans le cadre du Grand entretien, VELIBOR COLIC dialoguera cette année avec Antoine Spire.
 1) Vendredi 15 mars à 14 h : Conférence inaugurale de George Steiner, Invité d’honneur. Avec Cécile Ladjali, Pierre Hartmann et Martin Adamiec. Georges Steiner est l’un des penseurs les plus profonds et les plus féconds de notre époque. Ses nombreux essais débordent l’érudition et interrogent la culture dans toutes ses dimensions. Cet intellectuel européen, professeur dans les plus prestigieuses universités, a enrichi et renouvelé les théories du langage et de la traduction, les philosophies politiques et de l’éducation aussi bien que notre approche des littératures classiques. Sa présence à Strasbourg, en ouverture de « Traduire l’Europe », coïncide avec la publication chez Gallimard de ses Œuvres dans la collection « Quarto ». 
 Cécile Ladjali, écrivaine et enseignante à l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle, est, entre autre, l’auteure d’un Éloge de la transmission. Le maître et l’élève, issu de sa conversation avec George Steiner, publié chez Albin Michel en 2003 et d’un essai inspiré par sa démarche, Mauvaise langue, publié aux Éditions du Seuil, en 2007. 
 Pierre Hartmann est professeur à la Faculté des Lettres et directeur de l’École doctorale des Humanités de l’Université de Strasbourg (Palais Universitaire, 9, place de l’Université, salle Louis Pasteur, Strasbourg).
 2) Samedi 16 mars à 10 h 30 : Table ronde avec George Steiner, Vladimir Makanine, Luba Jurgenson, Cécile Ladjali, Christine Zeytounian-Beloüs et Jean-Baptiste Para. « Il se peut, a écrit un jour George Steiner, que l’avenir de l’“idée d’Europe”, si elle en a un, dépende moins des banques centrales et des subventions agricoles, des investissements dans la technologie ou des tarifs communs que nous ne sommes amenés à le croire. » Et il ouvrait cette piste : « C’est chez les enfants souvent confus d’Athènes et de Jérusalem que nous pourrions revenir à la conviction qu’une “vie qui n’est pas soumise à l’examen” ne vaut pas la peine d’être vécue. » Le grand écrivain anglo-franco-américain George Steiner participe à cette table ronde avec le romancier russe Vladimir Makanine, prix européen de littérature 2012, et l’écrivain d’origine russe Luba Jurgenson. À leurs côtés Christine Zeytounian-Beloüs, traductrice de la littérature russe contemporaine. 
 Jean-Baptiste Para anime cette table ronde. Poète, traducteur et critique d’art, il est rédacteur en chef de la revue Europe, fondée en 1923 par Romain Rolland, qui a publié en août dernier son numéro 1000 (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
  3) Vendredi 22 mars à 18 h 30 : Grand entretien : Velibor Colic dialogue avec Antoine Spire. Velibor Colic est né dans une petite ville de Bosnie. Il perd sa maison et ses manuscrits réduits en cendre pendant la guerre. Enrôlé dans l’armée bosniaque, il déserte dès mai 1992, est fait prisonnier mais s’échappe et se réfugie en France au mois d’août de la même année. Accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains pour une résidence d’un an, l’écrivain y reste quelques temps puis part s’installer en Bretagne où il vit désormais. Après plusieurs ouvrages en serbo-croate, traduits en français par Mireille Robin, dont Les Bosniaques, ou La vie fantasmagoriquement brève et étrange d’Amadeo Modigliani (édités au Serpent à Plumes), Archanges (roman a capella) est son premier ouvrage écrit directement en français. Son roman Jésus et Tito est lauréat du Prix Jean Monnet des Jeunes Européens 2012. Troisième roman “français” de Velibor Colic, Sarajevo omnibus est un portrait à tiroirs, aussi déroutant qu’envoutant, de cette capitale métissée et tourmentée.