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TRADUIRE L’EUROPE : « La Passion des Langues », 15-16 mars 2013

 Première séquence de TRADUIRE L’EUROPE, « la Passion des Langues » (vendredi 15 et samedi 16 mars 2013) sera centrée sur l’Europe et la traduction. Elle est organisée en collaboration avec le Théâtre National de Strasbourg, l’Association ATLAS (Assises de la Traduction Littéraire en Arles), la Faculté des Lettres, la Faculté des Langues et Cultures Étrangères et l’Institut de traducteurs de l’Université de Strasbourg. Voici un résumé de son riche programme :
 1) Vendredi 15 mars à 9 h 30 : « Traduire et éditer la poésie et la philosophie. » Table ronde avec Danièle Robert, lauréate 2012 du Prix de traduction Nelly Sachs, Christophe Carraud, directeur de la revue Conférence, Wouter Van Der Veen, Gérard Pfister (Arfuyen) et Claude Lutz (Circé). Il deviendrait aujourd’hui de plus en plus difficile d’éditer des livres de poésie et de philosophie. Le domaine des arts et des sciences humaines et sociales semble être peu porté par la mutation numérique. Pourtant, traducteurs et éditeurs continuent de faire vivre des disciplines essentielles à la culture et au savoir. Autour de deux éditeurs reconnus, des traducteurs et un universitaire débattront des enjeux actuels des différents métiers du livre (Le Nouveau Patio, salle des thèses, 20 A rue René Descartes). 
 2) Vendredi 15 mars à 10 h : Rencontre de Luba Jurgenson avec les élèves du lycée des Pontonniers. Luba Jurgenson est née à Moscou, arrivée à Paris en 1975, à l’âge de dix-sept ans. Maître de conférences de littérature russe à la Sorbonne, mais aussi écrivaine, traductrice, éditrice, elle a créé chez Verdier la collection Poustiaki (« Petits riens ») et publié de nombreuses traductions du russe, en particulier Oblomov d’Ivan Gontcharov, le Cap des tempêtes de Nina Berberova, ou encore Apologie de la fuite, de Leonid Guirchovitch, et co-traduit les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov (Lycée International des Pontonniers, 1 rue des Pontonniers, Strasbourg).
 3) Vendredi 15 mars à 16 h 30 : Hommage aux traducteurs : Christine Zeyrounian-Beloüs, Danièle Robert, et Christophe Carraud. L’Europe n’existerait pas sans les traductions. Le rôle des traducteurs dans la compréhension et la diffusion de la culture est fondamental et doit être reconnu et honoré comme tel. « Traduire l’Europe » rend hommage à trois traducteurs d’exception. Tout d’abord Danièle Robert, également essayiste et écrivain, lauréate 2012 du prestigieux Prix de Traduction Nelly Sachs qui est associé aux Grands Prix Littéraires de Strasbourg : elle a été récompensée pour sa traduction des Rime du poète florentin Guido Cavalcanti. Ensuite Christine Zeytounian-Beloüs qui a reçu la Bourse de traduction du Prix Européen de Littérature pour ses traductions de Vladimir Makanine et ses nombreux travaux pour faire connaître la littérature russe. Enfin Christophe Carraud, traducteur, mais également essayiste, éditeur et directeur de la revue Conférence (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
 4) Samedi 16 mars à 10 h 30 : Table ronde animée par Jean-Baptiste Para. George Steiner participe à cette table ronde avec le romancier russe Vladimir Makanine, prix européen de littérature 2012, l’écrivain d’origine russe Luba Jurgenson et l’écrivain d’origine irakienne Cécile Ladajli. À leurs côtés Christine Zeytounian-Beloüs, traductrice de la littérature russe contemporaine. Jean-Baptiste Para anime cette table ronde (Librairie Kléber, 1 rue Francs Bourgeois, Strasbourg).
 5) Samedi 16 mars à 12 h 30 : Remise solennelle du Prix Européen de Littérature à Vladimir Makanine et de sa Bourse de Traduction à Christine Zeytounian-Beloüs. (Hôtel de Ville, 9 rue Brûlée – sur invitation).
 6) Samedi 16 mars à 15 h : « Le Prisonnier du Caucase », de Vladimir Makanine. Lecture par Cécile Perricone et Antoine Hamel, comédiens de la troupe du TNS. En présence de l’auteur et de la traductrice. Publié en 2005 dans la collection Du monde entier chez Gallimard, « le Prisonnier du Caucase » est l’un des textes les plus célèbres de Makanine. Après la lecture, Vladimir Makanine et Christine Zeytounian-Beloüs répondent aux questions de
Jean-Baptiste Para, rédacteur en chef de la revue Europe, et du public (Théâtre National de Strasbourg, salle Bernard-Marie Koltès, 1 avenue de la Marseillaise, Strasbourg).
 7) Samedi 16 mars à 17 h : « L’archipel du Goulag : écrivains et témoins de l’indicible » De Varlam Chalamov à Vassili Grossman, de Evguénia Guinsbourg à Alexandre Soljenitsyne. Conférence de Luba Jurgenson, lecture de Philippe Morier-Genoud. Au-delà d’une connaissance personnelle très vive de l’exil, du bilinguisme, de la judéité, les nombreux romans, essais et biographies de Luba Jurgenson interrogent sans relâche les grands témoignages littéraires des univers concentrationnaires nazis et soviétiques. Ainsi, par exemple, de l’essai L’expérience concentrationnaire est-elle indicible ?  : comment, pourquoi, dans quels contextes les déportations, concentrations, exterminations du XX° siècle ont-elles été rendues possibles, autorisées, organisées ? Comment l’écriture issue des camps façonne-t-elle l’écriture. Après avoir travaillé au Centre Dramatique National de Grenoble, puis à Lyon au côté de Roger Planchon (TNP) et à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Philippe Morier-Genoud fut acteur de la troupe de G. Lavaudant de 1975 à 2005. Il poursuit également une carrière à l’écran, débutée avec François Truffaut en 1981 et Louis Malle (Médiathèque André Malraux, 1 presqu’île André Malraux).