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TRADUIRE L’EUROPE : « Le Français en Partage », 22-23 mars 2013

 Deuxième séquence de TRADUIRE L’EUROPE, « Le Français en Partage » (vendredi 22 et samedi 23 mars 2013) sera centré sur la coexistence entre langues dominantes et langues locales  : au niveau des régions, de la francophonie ou de l’Europe. Elle est organisée en collaboration avec la Galerie Chantal Bamberger, le Centre Emmanuel-Mounier et l’Assocaition Accord & Fugue. Voici un résumé de son programme :
 1) Vendredi 22 mars à 10 h : Rencontre de Silvia Baron Supervielle avec les étudiants de l’Université de Strasbourg. Née à Buenos Aires en 1934, Silvia Baron Supervielle a commencé à écrire des poèmes et des nouvelles en espagnol, sa langue maternelle, avant d’arriver en France en 1961. Dès 1970 Maurice Nadeau publie ses premiers textes en français, et depuis lors son œuvre n’a cessé de s’enrichir avec des romans et nouvelles, depuis L’or de l’incertitude (1990) au Pont international (2011) et de nombreux livres de poésie. Elle est également traductrice des écrivains argentins (Borges, Macedonio Fernandez, Silvina Ocampo, Julio Cortazar…). Elle a traduit en espagnol Marguerite Yourcenar avec qui elle entretint une correspondance, récemment publiée chez Gallimard (Le Nouveau Patio, salle des thèses, 20 A rue René Descartes).
 2) Vendredi 22 mars à 14 h : Hommage à Silvia Baron Supervielle. Silvia Baron Supervielle n’a jamais oublié sa langue d’origine, ni le Rio de la Plata. Mais celle dont la famille est apparentée au poète Jules Supervielle, confie s’être « laissée inventer » par le français tout en veillant à ne pas y disparaître, puisque toujours « écrire veut dire tenter de toucher quelque chose qui est à l’intérieur de soi ». Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp récompense non
seulement un écrivain de premier plan, mais aussi une artiste qui est à l’écoute de cette langue mystérieuse qui est « sous les langues » et que le poète seul réinvente dans Le Pays de l’écriture (Palais Universitaire, Salle Louis Pasteur, 9, place de l’Université). 
 3) Vendredi 22 mars à 16 h 30 : Rencontre de Silvia Baron Supervielle avec les élèves du Lycée Kléber. Silvia Baron Supervielle a accepté d’aller à la rencontre des étudiants du lycée Kléber pour dialoguer avec eux sur son œuvre, l’importance des langues et les enjeux de la création littéraire (Lycée Kléber, Place de Bordeaux, Strasbourg).
 4) Vendredi 22 mars à 16 h 30 : Hommage à Émile Storck (1899-1973) et à ses traducteurs du Cercle Émile Storck. Avec Richard Ledermann, Jean-Paul Gunsett, Albert Strickler et Daniel Muringer. Émile Storck connaissait, rencontrait et estimait Nathan Katz. Comme lui, il s’exprimait dans son dialecte natal. Il a traduit Baudelaire et Verlaine en alsacien. Il était grand temps de le traduire, lui, en français. Grâce au Prix du Patrimoine Nathan Katz, on peut découvrir enfin les étonnants poèmes météorologiques de ce Guebwillerois, promeneur solitaire et merveilleusement attentif. Poèmes du temps qu’il fait, des fleurs des bois, des champs ou des fossés, des insectes, des oiseaux, et surtout des papillons. Car Émile Storck était non seulement un érudit agrégé d’allemand, mais aussi un entomologiste renommé. Séance animée par Agathe Bischoff-Morales, de la Médiathèque de Strasbourg (Munsterhof, 9 rue des Juifs).
 5) Vendredi 22 mars à 18 h 30 : Grand entretien : Velibor Colic dialogue avec Antoine Spire (Médiathèque André Malraux, 1 presqu’île André Malraux) 
 6) Samedi 23 mars à 10 h 30 : Geneviève Asse, dessins et gravures. Libérées de toute figure pour privilégier un travail de recherche sur la lumière, la ligne et l’espace, les toiles de Geneviève Asse sont célèbres pour leur couleur bleu dont Silvia Baron Supervielle, poète complice, dit qu’elle « est regard et langage ». Le poète, présentant au public cette exposition de peintures, dessins et gravures, éclairera de ses mots cette démarche tant spirituelle et méditative que
rigoureuse dans sa recherche plastique. Visite commentée par l’Artiste et par Silvia Baron Supervielle, auteur de Un été avec Geneviève Asse (Galerie Chantal Bamberger, 16 rue du 22 novembre, Strasbourg).
  7) Samedi 23 mars à 12 h 30 : Remise solennelle du Prix de Littérature Francophone Jean Arp à Silvia Baron Supervielle et du Prix du Patrimoine Nathan Katz (Nathan-Katz-Pris fir Literatür im Elsass) au Cercle Émile Storck(Collège Doctoral Européen, 46 boulevard de la Victoire. Sur invitation).
 8) Samedi 23 mars à 17 h : « Buenos Aires : tango - littérature - bandonéon » Avec Fred Cacheux, comédien du TNS et Juanjo Mosalini, bandonéon. De mère uruguayenne et de père argentin, Silvia Baron Supervielle aime à se définir comme écrivain du Río de la Plata, estuaire qui forme une entaille entre les deux pays et fut, sur ses deux rives, le berceau du tango, de Buenos Aires à Montevideo. Au fil des mots, nous la suivons dans cette géographie lointaine où l’on peut croiser les écrivains qu’elle affectionne : Jorge-Luis Borges, Julio Cortazar, Juan Carlos Onetti, Roberto Juarroz... Né en 1972 à Buenos Aires, Juanjo Mosalini est le fils de Juan José Mosalini, grande figure du tango argentin. Héritier de la tradition du bandonéon, instrument phare du tango, il a très tôt réussi à ouvrir de nouveaux chemins à cette forme musicale. Fred Cacheux, comédien du Théâtre National de Strasbourg, est issu du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Séance organisée par Nicole Laurent (Médiathèque André Malraux, 1 Presqu’île André Malraux).
 9) Samedi 23 mars à 20 h 30 : Concert de clôture des Rencontres sur les « Cantiques du chemin » de Thérèse d’Avila, traduits par Silvia Baron Supervielle. Avec Patricia Marmoras, comédienne et Parsival Castro au luth de la Renaissance. Grâce aux traductions latines du chartreux Laurent Surius, les sermons du mystique rhénan Jean Tauler (1300-1361) arrivent en Espagne dès 1548, influencent les écrits de Jean de la Croix (1542- 1591) et inspirent l’œuvre de Thérèse d’Avila (1515-1582). Dans un dialogue poétique et musical, illuminé par l’étincelle de l’âme du disciple de Maître Eckhart, mais aussi par l’âme musicale de la vallée rhénane et des terres castillanes, les Cantiques du chemin dévoilent la vive flamme du Carmel espagnol. Séance organisée par Rémy Vallejo (Église Saint-Thomas, 4 Rue Martin Luther).