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LA BOURSE DE TRADUCTION
DU PRIX NATHAN KATZ
DU PATRIMOINE

LES MEMBRES DU JURY




INDÉPENDANCE

La Bourse de Traduction du Prix Nathan Katz du Patrimoine est par principe strictement indépendante de toutes les structures officielles avec lesquelles elle collabore.

Son organisation, ainsi que celle des événements qui l’entourent, est entièrement prise en charge par une association totalement dédiée et sans but lucratif l’Association Capitale Européenne des Littératures (EUROBABEL).

Le secrétariat du Jury est assuré par Gérard Littler et la coordination du Prix par Agathe Bischoff-Morales.


DIVERSITÉ

Placé sous la présidence d’honneur de l’écrivain Claude Vigée, le Jury de la Bourse de Traduction du Prix Nathan Katz du Patrimoine est composé d’écrivains, d’éditeurs, de responsables culturels, de traducteurs et d’universitaires.

Le Jury de la Bourse de Traduction du Prix Nathan Katz du Patrimoine comprend quinze membres :

Agathe BISCHOFF-MORALES - responsable culturel
Charles FICHTER - universitaire, écrivain
Catherine FOUQUET - traductrice, universitaire
Jacques GOORMA - écrivain, éditeur
Jean-Paul GUNSETT - écrivain, traducteur
Dominique HUCK - universitaire
Gaston JUNG - écrivain, éditeur, traducteur
Gérard LITTLER - responsable culturel
Armand PETER - éditeur, responsable culturel
Gérard PFISTER - écrivain, éditeur, traducteur
Roger SIFFER - écrivain, comédien, responsable culturel
Jean-Paul SORG - écrivain, éditeur, responsable culturel
Rémy VALLEJO - responsable culturel
Marie-Thérèse WACKENHEIM - responsable culturelle
Jean-Claude WALTER - écrivain

Poète, animateur de la Revue Alsacienne de Littérature et longtemps directeur de l’Institut d’études allemandes, Adrien Finck est décédé en juin 2008. Il était né en 1930. Le Jury du Prix Nathan Katz du Patrimine lui rend ici hommage.

LES CRITÈRES DE SÉLECTION






UNE TERRE MULTILINGUE

Le Prix Nathan Katz du Patrimoine se fixe pour but de faire vivre le patrimoine littéraire de l’Alsace. Non pas le patrimoine d’une région comme les autres : pour le meilleur et pour le pire, l’Alsace a connu durant toute son histoire, mais aussi jusque dans le dernier siècle, un destin absolument spécifique, grand à bien des égards, fort peu enviable sous bien d’autres aspects.

L’Histoire et la géographie en ont fait une terre multilingue, au centre d’autant de conflits que de réconciliations, ayant donné naissance du fait des innombrables courants qui s’y sont rencontrés à un patrimoine culturel et en particulier littéraire de première grandeur. Patrimoine en moyen haut-allemand, en dialecte, en allemand et en français. Patrimoine inconnu à 95% et condamné en grande partie à sombrer s’il n’est pas traduit tant qu’existent des locuteurs capables de comprendre et de restituer ces textes en traduction. Mais là encore, outre les difficultés qu’a longtemps comportées l’approche de ces textes liés à une Histoire malheureuse, la pression croissante vers la marchandisation du livre et la mondialisation de l’édition ne favorisent certes pas le travail à réaliser dans ce domaine.


LOIN DE L’ARCHÉOLOGIE OU DU PARTICULARISME

Faire vivre le patrimoine littéraire de l’Alsace suppose que les œuvres ainsi présentées au lecteur d’aujourd’hui soient effectivement porteuses de sève et riches encore de vie. Ce qui exclut une démarche d’ordre archéologique qui viserait à restituer des œuvres liées à des thèmes et des formes révolus.

Faire vivre le patrimoine littéraire de l’Alsace, ce n’est pas non plus cultiver le particularisme pour le particularisme, mais au contraire faire apparaître en quoi l’Alsace est porteuse d’une grande culture, c’est-à-dire d’une culture authentiquement universelle.


LA FIGURE DE NATHAN KATZ

À cet égard, le Jury peut trouver une précieuse référence dans l’œuvre de Nathan Katz. Si son nom a été choisi pour parrainer ce Prix, c’est, en effet, qu’il symbolise tout à la fois un souci d’enracinement dans la tradition régionale mais aussi un esprit de très large ouverture sur les autres cultures. E adoptzant cette dénomination, le Prix a souhaité rendre hommage à une œuvre de très haute qualité, principalement écrite en alsacien mais aussi en allemand et en français, et à une personnalité de haute exigence qui s’impose comme l’une des plus belles et des plus généreuses de la littérature alsacienne du XX° siècle.


PRENDRE EN COMPTE L’ENSEMBLE DU PATRIMOINE

Le Jury est attentif à intégrer dans le champ de ses investigations l’ensemble des périodes de la littérature de l’Alsace, du moyen âge à nos jours, mais aussi l’ensemble de ses formes littéraires, savantes ou populaires, profanes ou religieuses, sans aucune exclusive.

Dans un même souci, le Jury met un point d’honneur à s’intéresser aux formes linguistiques les plus variées, du moyen haut-allemand au haut-allemand, de l’alémanique sundgovien aux dialectes du nord de l’Alsace et à leurs formes dérivées.

Le fait que le Jury comporte en son sein des écrivains, des éditeurs, des responsables culturels, des traducteurs et des universitaires permet d’avoir vis-à-vis des œuvres une grande diversité d’approches.


CONNAISSANCE DE LA LANGUE ET TALENT LITTÉRAIRE

La sélection des Lauréats de la Bourse de Traduction du Prix du Patrimoine Nathan Katz est intimement liée à la démarche précédemment exposée. Le choix qui est fait par le Jury concerne indissociablement un auteur du patrimoine de l’Alsace et un Traducteur Lauréat.

Car sans un traducteur possédant la connaissance de la langue et le talent littéraire indispensable pour restituer l’œuvre de ces grands classiques oubliés, l’entreprise risque fort de se révéler stérile et l’œuvre risque fort, malgré toutes ses qualités, de ne pas pouvoir revivre.

Sans un traducteur passionné et qualifié une œuvre, aussi forte soit-elle, ne peut franchir l’épreuve du passage à une autre langue, qui la transforme et révèle son universalité.

LE PROCESSUS DE DÉLIBÉRATION






LES QUATRE ÉTAPES DU PROCESSUS

Conjointement avec celui du Prix Nathan Katz, le processsus de délibération du Jury se déroule pour la Bourse de traduction en quatre étapes.

En premier lieu, une investigation est menée avec l’appui d’un réseau de correspondants et d’experts afin d’identifier les traducteurs susceptibles d’être proposés en fonction des critères de sélection énumérés ci-dessus.

En deuxième lieu, des échanges ont lieu au sein du Jury pour enrichir et vérifier l’information ainsi recueillie et procéder à une préselection.

En troisième lieu, chaque membre du Jury est appelé à établi une liste des candidats, classés par ordre de préférence décroissante, qu’il se propose de soutenir devant le Jury.

En quatrième lieu, le Jury réuni en assemblée plénière au début de novembre, constate le nombre des soutiens recueillis pour chaque candidature, évalue les arguments avancés en leur faveur par les membres du Jury et ;se prononce par un vote à la majorité simple des voix.


SINCÉRITÉ ET RIGUEUR DES CHOIX

Durant tout ce processus de délibération l’attention des membres du Jury est appelée sur la valeur singulière et exemplaire qu’ils doivent donner à leurs choix, dans l’intérêt de la Bourse de Traduction et du Prix, au-delà de tout conformisme comme de toute sympathie personnelle, afin d’éviter qu’à aucun moment la délibération du Jury ne puisse ressembler à un consensus tiède ou à un compromis.